Mémoires de Ruoms

Regards sur une communauté villageoise

 

TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT UN EXTRAIT AU FORMAT PDF

Commander

Mémoires de Ruoms, couverture

ISBN : 9 782746 602809

Les photos publiées dans cet ouvrage ont été sorties de boîtes en cartons, peu de familles les ont classées en albums. Elles sont de trois types : des photographies prises par des professionnels, des photographies d’amateurs et des cartes postales. Ce sont les familles aisées qui font réaliser à partir de 1860 des portraits par un photographe professionnel ou qui vont en studio à Alès ou à Nîmes ; seule la famille du château de Chaussy possède des portraits aussi anciens.

page extraite du tome1

Vers 1880-1890, des photographes itinérants munis d’appareils à chambre pliante ont exécuté des portraits dans les campagnes. Nous avons recueilli certains clichés de grande qualité datant de la fin du XIXe siècle, mais nous n’avons aucun renseignement sur les photographes qui réalisent également les photos d’école, de communion, de mariage dès cette époque.

page extraite du tome1

La plupart des cartes postales éditées sur Ruoms représentent le site des Défilés ; la plus ancienne remonte à 1895. À partir de 1900 la carte postale photographiée s’est popularisée, elle montre des scènes de rue animées avec des personnages posant plus ou moins, mais qui ont à cœur d’être présents : celle de la maison du Baron où toute la population du quartier du Vieux Ruoms s’est rassemblée en regardant le photographe est caractéristique.

page extraite du tome1

Commerçants et artisans posent devant leur échoppe. Sur une série de cartes postales, on remarque que les enfants ont suivi le photographe tout au long de la rue Nationale pour figurer sur les clichés. Nous n’avons pas déterminé de limites chronologiques strictes, nous arrêtant globalement aux années 1970, au moment où la production de photos et de cartes postales se massifie et change de nature : qui aurait encore idée de photographier un commerçant devant son échoppe ?

page extraite du tome1

Le but de « Mémoires de Ruoms » est de donner à voir une société photographiée dans une durée de plus d’un siècle : le choix à faire parmi le corpus de 500 photos exposées est évidemment très subjectif : ces photos ne nous étaient pas destinées, elles n’avaient pas pour objet de témoigner, elles étaient le regard que cette société portait sur elle-même à une époque donnée.

page extraite du tome1

Je souhaite qu’au-delà de ces questions, les lecteurs retrouvent le plaisir de la découverte qu’ont eu les habitants en visitant l’exposition.

page extraite du tome1

TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT UN EXTRAIT AU FORMAT PDF

Commander

————————————————————————————————-

————————————————————————————————-

 

Souvenir d’une exposition

 

Cet ouvrage est né de l’exposition « Mémoires de Ruoms » qui s’est déroulée durant l’été 2006 à la Chapelle Notre-Dame-des-Pommiers dans le cadre des expositions réalisées chaque année par l’Amicale culturelle du Pays ruomsois.

L'affiche de l'exposition de 2006

L’exposition se voulait être un reflet de l’histoire du village à la façon d’un album de photos dans lequel les familles retrouveraient les images de leur passé : images du passé au sens d’un patrimoine social et humain et non pas une simple exposition de cartes postales anciennes agrandies. Notre époque a pris conscience de l’importance pour chacun de nous de la mémoire de son lieu de vie et à Ruoms, qui a connu bien des bouleversements depuis la fin du XIXe siècle, cette mémoire concerne un passé particulièrement riche.

page extraite du tome1

L’exposition de 2006 a rempli avec succès ses objectifs. Elle est vite devenue un lieu de rencontre et de retrouvailles autour de cette collection considérable d’images. On pouvait y regarder les panneaux muraux traditionnels, mais aussi consulter autour d’une grande table une série de classeurs thématiques comportant environ 500 photos, chacune étant assortie d’une fiche d’identité très complète comportant les noms de tous les personnages, dans la mesure où la mémoire des survivants le permettait. Les habitants retrouvaient leurs familles et leur passé avec un mélange de plaisir et de mélancolie à l’image de ce vieux Ruomsois qui disait y retrouver son vrai monde aujourd’hui disparu : «quand je vais au cimetière, il y a tous ceux que je connais, mais dans la rue je ne connais plus personne ».

page extraite du tome1

La préparation, longue et complexe, a consisté à collecter auprès des habitants des photos représentant des personnages et des faits remarquables. Les photos ont été sélectionnées, identifiées, répertoriées, informatisées.

page extraite du tome1

Le travail de reconstitution a occasionné bien des surprises. Il a permis de retrouver les noms de nombreux personnages à l’intérieur de photos de groupes et de dévoiler par exemple l’identité d’une certaine Léa, reconnue comme étant une jeune juive polonaise réfugiée à Ruoms en 1941. Il était très émouvant de faire ressurgir cette figure, disparue quelques mois après dans les camps nazis.

page extraite du tome1

Au cours de l’exposition, certains ont ressenti la nécessité de revisiter leur passé : une petite équipe de Ruomsois, conduite par l’un de ceux qui se trouvait sur la photo de la 7110e section de FFI, a monté une expédition sur les traces des maquisards stationnés à Laviolle en 1944. Soixante-deux ans après, ils ont retrouvé les lieux et même la machine à coudre et le tissu kaki dans la maison où ce tailleur improvisé avait confectionné les uniformes pour les jeunes recrues.

page extraite du tome1

Autre surprise : un touriste de passage s’est souvenu qu’il était passé à Ruoms lors de la Libération, à l’été 1944, et a envoyé une photo précieuse le représentant avec son équipage sur un char de la 1e DB, le Bouvines.

1944, le char Bouvines de la première division blindée avec son équipage

L’élan ainsi impulsé, de nouvelles découvertes se sont accumulées au cours de la préparation de l’exposition, les habitants se sont sentis réellement concernés et ont apporté de nouvelles photos de famille. Cette constitution d’un patrimoine à l’échelle modeste d’une commune représente actuellement un fonds assez exceptionnel de photos assorties de leurs fiches d’identification. Fonds désormais conservé et consultable en libre accès à la Bibliothèque municipale de Ruoms.

page extraite du tome1

Ce livre-catalogue de l’exposition a également pour but de conserver ce travail de mémoire à l’intention des familles de Ruoms : un supplément imprimé, le tome 2,  diffusé à part leur permettra de consulter les noms des personnes présentes sur les photos.

Cet ouvrage est agrémenté par les très savoureux souvenirs des années 1940 de Frédéric Martin, dont le père était prisonnier en Allemagne. Sa mère a abandonné Paris et a passé les années de guerre à Ruoms avec ses enfants chez ses cousins du moulin Eldin, puis route de Lagorce. Frédéric m’a très gentiment permis de reprendre une partie de ses souvenirs d’enfance de petit Ruomsois qui donnent vie à toutes ces photos.

Mémoires de Ruoms, couverture

 

Commander

 

Mémoire de Ruoms URL de téléchargement

Téléchargez gratuitement un extrait au format PDF

 

Ruoms, où est-ce ?